Demandez à n’importe quel acheteur d’un VUS pourquoi il préfère un utilitaire sportif à une berline et il vous répondra presqu’à tous les coups : son rouage intégral. Or, trouver une berline assez logeable et confortable qui est aussi munie d’un rouage intégral, ce n’est pas sorcier. Par exemple, la Nissan Altima a une version à quatre roues motrices, et qui, dans sa livrée SR, est vendue au prix très correct d’environ 39 000 $.

Pour arriver à mettre en marché une berline intermédiaire abordable et pas trop gourmande, mais quand même plaisante à conduire, Nissan a regroupé plusieurs caractéristiques qui n’ont pas toutes une excellente réputation.

Une mécanique améliorée

Je pense surtout à la boîte de transmission CVT du groupe japonais. Elle a dû subir plusieurs transformations au fil de la dernière décennie et demie pour arriver à bien se comporter, ces jours-ci. Car, oui, la boîte Xtronic CVT de l’Altima est plutôt bien rodée. Elle est réglée pour maximiser le couple disponible la plupart du temps, mais elle varie les rapports presque comme une boîte automatique à rapports fixes.

Elle vient livrée à bord de l’Altima SR avec des leviers au volant qui permettent justement de passer des rapports manuellement, pour ceux qui tiennent vraiment à le faire. Sinon, ce n’est pas plus grave, surtout que cette boîte-là, jumelée à un 4 cylindres de 2,5 litres particulièrement bien ficelé, parvient à livrer une bonne puissance aux roues motrices tout en conservant une consommation de carburant très raisonnable, d’environ 7 litres aux 100 kilomètres.

C’est la consommation d’une voiture hybride, sans avoir à payer pour la technologie hybride.

Ça aide à alléger un peu la voiture, une autre technique utilisée par Nissan pour rendre ses véhicules moins gourmands et plus performants. Et ça se sent quand même un peu au volant : on a 182 chevaux et 178 livres-pied de puissance et de couple sous la pédale, et ça suffit. Évidemment, il y aura toujours ceux qui auraient préféré un peu plus de muscle. Aux États-Unis, Nissan vend une Altima SR à moteur turbo de 238 chevaux. Ce n’est pas celle-là qu’on a essayée, et qu’on doute que cette option soit vraiment nécessaire pour apprécier la conduite de l’Altima.

Du Nissan pur jus

À bord, l’Altima a tous les atouts d’un véhicule Nissan. On a droit à un cuir moleté, cousu de fil rouge, ce qui confère une allure sportive typique de la marque. Les sièges sont chauffés et climatisés, un gros plus. On a droit à CarPlay et Android Auto sans fil sur un écran qui n’est pas gigantesque, à 12,3 pouces, et qui est dans la moyenne. On ne parle pas d’un pare-brise intelligent, ici!

On peut dire que Nissan n’est pas en avance sur la concurrence de ce côté, même si au final ce n’est pas si mal, puisqu’on a une console où les commandes principales ne sont pas tactiles, ce qui est probablement une bonne affaire. Il n’y a rien comme ajuster la climatisation d’un seul mouvement du poignet, sans avoir à quitter la route des yeux.

Un confort relatif

Cela dit, les sièges sont plutôt fermes, et à l’arrière, même si on peut asseoir trois personnes, l’idéal est de se limiter à deux passagers. Et là encore, la banquette est plutôt spacieuse, mais pas particulièrement confortable. Au moins, l’habitacle est très logeable. Le coffre a un volume intéressant et l’accès est bon, mais il est à peu près moitié moins grand que le coffre d’un Nissan Rogue. On voit là les limites d’une berline par rapport à un VUS.

Mais la banquette se rabat, au besoin. Et on va se le dire, très peu de gens ont besoin du coffre d’un VUS sur une base quotidienne. Ce qui fait que bien des automobilistes pourraient sauver des sous en considérant une berline comme l’Altima SR plutôt qu’un utilitaire sportif.

À considérer, donc, si jamais vous magasinez un VUS surtout pour les avantages d’un rouage intégral…

Le texte Nissan Altima SR : elle vaut le coup d’œil provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile