Ça faisait un petit bout de temps qu’on n’avait pas eu la chance de conduire une Tesla pour des fins d’essai routier, alors quand l’occasion s’est présentée, j’ai rapidement sauté dessus. Pour ça, je dois remercier les gens de Turo. Turo est une application de location à court terme de véhicules pour particuliers. Comme Airbnb permet de louer son logement, on peut mettre sa voiture en location à court terme sur Turo, et on peut en tirer un petit revenu.

J’ai donc trouvé sur l’application un Model Y prêt pour la route. J’ai opté pour 400 km par jour et l’assurance complète, pour une location de deux jours. Deux heures plus tard, j’ai vu que j’avais un pneu à plat. Les gens de Turo m’ont donc proposé un autre Model Y en échange, une version Performance à deux moteurs et qui vient justement de voir son prix baisser juste assez pour être admissible à l’aide à l’achat gouvernementale.

Ça valait presque la peine de subir une crevaison… En tout cas, je remercie Turo pour son service, qui était impeccable. Si vous voulez essayer une auto électrique, le temps d’un weekend, avant d’acheter, ou même pour éviter d’avoir à acheter un nouveau véhicule, c’est une option à considérer absolument.

Le Model Y que j’ai finalement conduit de Montréal à Québec, puis de retour jusqu’à Montréal, coûte 72 000 $, avant l’aide à l’achat. Son autonomie est annoncée à 459 km, mais elle s’affichait en réalité plus près des 420 km sur l’unique écran de son tableau de bord.

C’est une des bonnes idées de Tesla pour réduire ses coûts de production : le tableau de bord est entièrement dégarni. Tout passe par l’écran central, quand même assez grand. Tout, sauf les interfaces connectées d’Apple et de Google, que Tesla refuse d’adopter. Il faut s’y faire, mais on trouve Spotify, Apple Music et d’autres applis parmi le catalogue des applis qu’on peut installer directement sur l’appareil, alors c’est moins grave que ça en a l’air.

Le Model Y essayé n’avait pas beaucoup de gadgets installés d’office. Le régulateur de vitesse était adaptatif, et c’est tout. Il s’active à même le petit levier de transmission logé sur la colonne de direction, tout simplement.

En fait, on a tendance à présenter Tesla comme une marque de luxe, mais tout dans le Model Y aide à nous convaincre du contraire : ses véhicules sont surtout de belles vitrines technologiques. Car je n’associe pas nécessairement le fait de pouvoir bondir de 0 à 100 km/h en 4 secondes d’une caractéristique de luxe, tellement que de performance.

Pas tout à fait la même chose. Peu importe. Sur la route, le véhicule a un comportement extrêmement doux. La visibilité est bonne vers l’avant, mais vers l’arrière, la petite lunette du hayon est vraiment étroite. C’est irritant à la longue.

Côté confort, à l’arrière, les enfants ont eu de la misère à tenir tous les trois sur la banquette en même temps. On s’attendait à un peu plus d’espace, vu la forme du véhicule. Mais bon.

Bien des gens l’ont dit avant nous, la plus grande qualité des Tesla ne se trouve dans les véhicules, mais dans le stationnement de centres d’achats partout en Amérique du Nord. Les Superchargers font toute une différence. On aurait pu faire l’aller-retour Montréal-Québec sans se brancher, mais on a croisé des Supercharger en banlieue de Québec et on avait une heure de temps libre, alors on s’est branchés. 25 minutes et 20$ plus tard, la charge est passé de 38 % à presque 90 %.

Ça, c’est impressionnant. C’est aussi plutôt rassurant. Et sans surprise, ça explique pourquoi les autres constructeurs veulent y avoir accès eux aussi : ces chargeurs-là sont partout, et ils sont très fiables.

Alors, vu son prix, on ne se surprend pas trop que le Model Y soit si populaire au Québec. Il va continuer de l’être au moins jusqu’en 2027… et peut-être plus longtemps encore, si jamais les prix continuent à baisser assez pour faire oublier le repli de Québec dans son propre programme d’aide à l’achat de véhicules électriques…

Le texte Tesla Model Y : superchargée! provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile