J’ai conduit la Ioniq 6 de Hyundai la dernière fois lors de son lancement canadien à Vancouver, dans des conditions pas loin d’être optimales et sans me soucier d’épuiser sa batterie. Je voulais donc la tester à nouveau dans des conditions plus normales de la routine quotidienne au Québec. Et un peu comme une boîte de céréales Kellogg’s, je peux vous dire que mon essai, même s’il a une apparence différente de la fois précédente, il conserve le même bon goût.

On pouvait dire dès ses premiers tours de roue que la Ioniq 6 allait être la voiture de l’année, l’année dernière. Et ça a été le cas. Elle n’a qu’une chose à envier à la Tesla Model 3 et c’est son accès aux Supercharger de la marque californienne, ce qui n’est qu’un bonus bien accessoire, au bout du compte.

Un design audacieux

Évidemment, la Ioniq 6 a un design qui fait jaser. Sa silhouette très profilée, son toit recourbé qui réduit à presque rien l’espace à l’arrière réservé au coffre, ne plait pas à tous. Son éclairage extérieur à DEL est aussi très original. Il y a un petit côté rétro à utiliser les DEL comme autant de gros blocs qui rappellent les années 90, et c’est évidemment une question de goût, mais je pense que même ceux qui n’aiment pas ça au premier coup d’œil vont finir par trouver ça joli, en fin de compte.

En ce qui me concerne, je trouve la Ioniq 6 plus jolie de l’extérieur que les autres berlines électriques de 60 000 $ ou moins comme… comme… il n’y a pas une tonne de choix, outre la Model 3. Il y a surtout la Polestar 2 dont le modèle de base coûte 57 000 $, mais dont la version la plus attrayante est 9000$ plus cher.

Pour en finir avec son look, laissez-moi vous dire que la caractéristique la plus affreuse de la Ioniq 6 est sa clé, qui est énorme, faite d’un plastique bon marché qui a l’air super fragile et dont les boutons sont gros et salissants.

La clé n’est pas à l’image du reste du véhicule, qui est par ailleurs très sobre, mais en même temps, assez élégant. Hyundai a adopté à fond le design du jour, qui consiste à tout regrouper deux écrans sur le tableau de bord, dont un derrière le volant qui affiche l’info de base durant la conduite. Celui au centre de la console fait 12,3 pouces de diagonale et sur le modèle essayé, n’affichait pas CarPlay ni Android Auto en version sans fil. C’est un peu dommage.

Conduite impeccable

La visibilité et la conduite de la Ioniq 6 sont excellentes. La voiture est quand même assez lourde, gracieuseté des 77,4 kilowatts-heure de batteries qu’on trouve sous l’habitacle, ce qui agace si vous passez souvent par-dessus des dos d’âne un peu trop brusques. Ça paraît moins dans d’autres situations de conduite, par exemple, sur l’autoroute, on a du couple et de la puissance en masse pour accélérer et dépasser à peu près tout ce qui bouge.

Sur l’autoroute, aussi, la forme arrondie de la voiture l’aide à étirer un peu son autonomie. Sa consommation moyenne était de 21 kilowatts-heure par 100 kilomètres durant mon essai, ce qui est un peu sous la moyenne des électriques compactes. Ça m’a donné une autonomie d’environ 350 kilomètres sur une charge, bien assez pour faire le trajet Montréal-Sutton aller-retour, et même un peu plus.

Hyundai annonce 509 km pour la Ioniq 6 à quatre roues motrices, c’est un peu optimiste, surtout l’hiver sous le point de congélation, mais vous parcourrez souvent 400 km ou plus à son volant.é

Côté utilité, le coffre est assez spacieux pour les bagages de quatre personnes, ce qui semble être le nombre maximal de personnes qu’on peut asseoir confortablement dans la voiture. Cinq, c’est plutôt serré. Et même à l’avant, les deux baquets ne sont pas vraiment confortables, à long terme. Ça manque de réglages pour trouver la bonne position à tous les coups.

C’est un peu dommage, mais c’est aussi la preuve que rien n’est parfait dans le monde automobile. La Ioniq 6 est certainement une des deux ou trois voitures que j’achèterais, si j’avais à acheter une auto neuve, peu importe la motorisation. Mais je serais un peu déçu de ne pas avoir CarPlay sans fil, ni des sièges plus confortables.

Au moins, je sauverais 125$ chaque fois que je fais le plein…

 

 

Le texte Hyundai Ioniq 6 : original gangster provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile