On a déjà parlé du nouveau Crosstrek 2024 de Subaru. C’est certainement un des véhicules les plus rationnels à acheter au Canada ces jours-ci. Mais parce que Subaru souhaitait injecter un peu d’émotion dans sa petite familiale, elle a lancé plus tôt cet hiver la version Wilderness du Crosstrek. Il s’agit de sa variante la plus coûteuse.

Son prix de détail est de 40 500 $. C’est rafraîchissant, dans la mesure où ces jours-ci, 40 000 $ est rendu le prix de base des véhicules neufs vendus chez nous. Dans le cas du Crosstrek, c’est le prix le plus élevé que vous risquez de payer, à quelques centaines de dollars près, étant donné que le Crosstrek de base se vend à partir de 31 500 $.

Comme il y a quand même 9000$ qui séparent le Crosstrek de base de sa version Wilderness, on peut se demander si la surprime vaut la peine. Alors, allons-y.

D’abord, la grosse différence pour ce prix est qu’on a droit au 4 cylindres à plat le plus puissant des deux moteurs offerts par Subaru pour ce modèle. Il fait 2,5 litres et produit une puissance de 182 chevaux. Si vous comptez acheter un Crosstrek, c’est le moteur à considérer, point barre. Il est plus puissant et il coûte un peu plus cher à l’achat, mais sa consommation est à peine plus élevée.

Après une semaine au volant du Crosstrek Wilderness, notre moyenne s’est établie à 8 l/100 km. C’est tout à fait respectable pour une petite familiale à quatre roues motrices capable de déplacer quatre ou même cinq personnes, et leur épicerie tout entière.

Et devrais-je ajouter, déplacer avec élégance, parce que comme c’est le cas pour l’Outback Wilderness, on a droit ici à une version très remarquable du Crosstrek. Les garnitures dorées et les bas de caisse sombres, style graphite, rendent ce véhicule-là très facile à repérer sur la route… ou même en hors-route, où il se tire particulièrement bien d’affaires.

Il faut dire que Subaru a ajouté des protections sous la caisse conçues exprès pour éviter les dommages si vous vous aventurez sur des sentiers rocheux. Son système de conduite électronique permet d’altérer son comportement pour faciliter la négociation de ces mêmes sentiers, quand c’est bouetteux, quand les pentes sont abruptes ou quand le sol est inégal.

Morale de l’histoire : pas besoin d’un VUS, encore moins d’un gros VUS, pour se rendre au chalet dans le fin fond des bois. Un Crosstrek fait l’affaire et l’édition Wilderness le fait avec un peu plus d’assurance.

Notez, d’ailleurs, que Subaru propose des roues de 17 pouces sur ce modèle, avec des pneus tout terrain Yokohama, faits pour se tirer d’affaires quand la route n’en est plus une.

À l’intérieur, on reprend une longue tradition chez Subaru qui consiste à offrir le système multimédia le plus désagréable à opérer qu’on peut trouver sur le marché. Remarquez que ça s’améliore, même si la grande surface tactile demeure très peu ergonomique, puisqu’on peut au moins régler la climatisation ou même la radio assez rapidement, d’un seul tapotement du doigt sur la bonne icône.

Bref, le Crosstrek Wilderness produit une très bonne première impression. Évidemment, comme bien des VUS, les acheteurs risquent de sous-utiliser ses capacités hors-route, et donc, de payer plus cher juste pour le style, ce qui est correct si vous avez le goût de flamber 9000$ pour rien, mais ce qui peut être facilement évité en optant pour une version moins stylisée du Crosstrek qui sera aussi un peu plus abordable.

 

Le texte Subaru Crosstrek Wilderness provient de L’annuel de l’automobile – Actualité automobile